Quelle histoire !

 

 

De SANCIUS

à

Sansac de Marmiesse

Ancienne carte postale de Sansac de Marmiesse

 

Il s’appelait SANCIUS et vivait à l’époque gallo-romaine il y a 1500 ans sur un vaste domaine lui appartenant. C’est sans doute cet homme et ses descendants qui sont à l’origine du nom de notre commune. On retrouve cette trace écrite en 923 sous le nom de SANCIACUM. Ce n’est que 5 siècles plus tard, en 1544, que le nom de MARMIESSE apparaît accolé à celui de SANSAC.

 

       

 

Deux Seigneurs et un Curé

 

Quelques fantômes guerriers rôdent peut-être encore sur la colline qui prolonge la rue de Marmiesse Ce promontoire au dessus du Moulin de Bargues a été pendant 5 siècles le repaire des Seigneurs de Marmiesse dont le château, véritable forteresse, contrôlait une des routes d’Aurillac à Figeac.

 

Rue de Marmiesse

Les Seigneurs de Marmiesse , souvent en rébellion face au pouvoir centralisateur du Roi et de ses représentants dans la bonne ville d’Aurillac toute proche ont joué à plusieurs reprises un rôle majeur dans l’histoire politique de la haute Auvergne. Détruit à la révolution, il ne reste plus rien du château de Marmiesse

 

     

 

Château de Veyrières

 

Plus modeste la deuxième seigneurie de la paroisse de Sansac, celle de Veyrières a mieux résisté au temps et aux révolutions. Son château probablement édifié à la renaissance domine toujours la Cère avec son imposante tour carrée flanquée de 4 tourelles.

 

 

 

 

A cette époque, le Pouvoir des Seigneurs est redoutable mais le  pouvoir de Dieu symbolisé par l’imposante église construite au XIVième siècle ne l’est pas moins. Aucun paroissien ne peu ignorer ce monument dont les dimensions et l’architecture ont été mises en place pour durer et impressionner. Les cloches rythment la journée, invitent à la messe du dimanche et aux vêpres, annoncent les fêtes et les deuils et si nécessaire préviennent du danger.

Ancienne photo de l'église de Sansac de Marmiesse

 

Le Maire et l’instituteur

Ancien document de Sansac de Marmiesse

La révolution, puis les républiques successives ont amené le pouvoir à changer de main. Le pouvoir d’administrer passe dans les mains du Maire et de son conseil municipal et celui du savoir revient à l’instituteur. Les Sansacois vont bénéficier des services d’un instituteur vers 1850.

 

Ce dernier se heurte très vite à l’opposition du curé qui fait signer des pétitions. Le conflit qu’il alimente entre « blancs » et « rouges » divise la commune jusqu’au début du siècle passé.

Le 13 juin 1880 le conseil municipal décide de construire la maison d’école. Depuis 1881, sans interruption, elle a vu passer des milliers d’enfants, ceux de la commune ou des  villages voisins (Vigouroux). Lieu de transmission du savoir, elle est aussi le reflet de la morale de son époque : jusqu’en 1932 un mur infranchissable séparait filles et garçons. Complété en 1976 par une école maternelle et rénové à plusieurs reprises, ce bâtiment est toujours un peu le cœur du village où naissent des amitiés et où se tissent des liens sociaux durables entre enfants et entre parents.

  Ecole de Sansac de Marmiesse

 

       

La Rivière, la Route et les 3 Ponts

Photo d'hélicoptère de Sansac de Marmiesse

La commune de Sansac de Marmiesse est située depuis le moyen age près de l’ un des 2 axes reliant Aurillac au Quercy « Le Fighaghès » part d’Aurillac passe à la Montade, au pont du Bex sous le contrôle du Seigneur de Marmiesse pour rejoindre Roumégoux et Lacapelle Marival. Un itinéraire passe par le gué des Escures.

 

 

Photo : Thierry BONNET – CABA 

 

Les marchands venus du Quercy apportent fruits, blé et vin. En retour les fermes du bassin d’Aurillac leur vendent fromage, beurre et bétail. Mais le chemin reste aléatoire, de mauvaise qualité et les crus de la Cère interrompent le trafic des charrettes et des mulets.

Le Pont Vieux

Trudaine Intendant d’Auvergne vers 1780 trace un nouvel itinéraire de route qui passera par le Bex, la Capelotte, la Maison Rouge, franchira la Cère sur un pont aux Escures et continuera vers Maurs par le passage du Laurent.

La révolution contrarie la progression du chantier et en 1793 il manque toujours le pont.

Pont Vieux de Sansac de Marmiesse

Le 18 Août 1793, c’est enfin décidé, il sera construit aux Escures ; de controverses en expropriations sa construction  confiée à Mr Cayla ne débutera qu’en 1804, elle durera 9 ans ! La faute aux guerres napoléoniennes qui ont vidé les campagnes de la main d’œuvre masculine nécessaire à l’extraction, à la taille et au transport des pierres. Le 10 mai 1813, la première charrette emprunte officiellement le pont après sa réception définitive.

Certes le pont construit en pierre de taille est large et solide mais la route qui monte au passage du Laurent est raide et étroite, les convoyeurs se plaignent et réclament des suppléments  pour transporter les charges.

Le pont des Escures baptisé aujourd’hui « pont vieux » même s’il est toujours debout 200 ans plus tard ne servira qu’une trentaine d’années.

  

Le Vieux Pont

Vieux Pont de Sansac de Marmiesse

 

 

Un nouveau tracé de la route royale 22 est décidé en 1846. Il passera par Bargues et pour la première fois par le Bourg de Sansac. Il utilisera un nouveau pont au pas du Laurent. A quelques virages près, c’est l’itinéraire de la nationale 122 actuelle.

Le pont de 1846 a subit les évolution du transport : il a vu passer sur son tablier les charrettes et les diligences, les premiers véhicules à moteurs et les 35 tonnes modernes.

     

Le Pont Actuel

Il a été remplacé en octobre 1995 par un nouveau pont où  béton et poutrelles métalliques ont remplacé les pierres de tailles

Sur quelques centaines de mètres 3 ouvrages imposants témoignent de l’effort des hommes pour adapter et améliorer les conditions d’échanges vers la région Midi Pyrénées

Pont actuel de Sansac de Marmiesse

Le pont vieux est devenu un lieu de promenade et de repos  propice à la méditation et aux

amours débutants

Mais la rivière c’est aussi des moulins qui se sont tus (Bargues-Lalande ) , le poisson qui se fait rare

et des histoires de « braconnier » que seuls quelques anciens peuvent encore vous raconter (voir

rticle sur la Cère)

 

Les trente dernières

 

La maternelle (1976), le foyer (1979), le centre commercial (1986), la Mairie (1995), le terrain de

sport (1985), la zone d’activité de Bargues et des Bessades (1989) la maison médicale (2004),

les zones d’habitat de la Vidalie, Frédéric Bastide, Rue jean Delort ou Rue de la Cère sont

les manifestations concrètes de la métamorphose de la commune depuis les années 1970;

les services ont accompagné l’accroissement de population : 349  habitants en 1968, 829 en

1982, 1241 en 2006 et 1323 au 01/01/2012.